Artists

Emmanuel Audibert
Un peu avant le baccalauréat Emmanuel se demande s’il a bien envie de la carrière d’ingénieur qui s’annonce ; il s’arrête et réfléchit. L’année d’après il fait du théâtre en amateur, s’y plaît et s’installe à Une Ville se Raconte (pour 10 ans) à La Piscine à Châtenay-Malabry. Dans le même temps il découvre la rigueur et les courbatures sous le chapiteau d’Annie Fratellini. À l’École du Passage, il rencontre Alexandre del Perugia et Philippe Minyana. Puis il co-fonde 36 du mois suite à la création des Petites Fuites. Et rencontre Pierre Pradinas et son Chapeau Rouge, y joue et l’assiste pendant quelques années. Et met en scène opéras pour enfants et événements d’un soir comme on n’en voit plus. Puis s’arrête pour réfléchir, part 3 ans à Pontempeyrat. S’en suivent 10 années de chapiteau, musique et camions. Puis il s’arrête net, réfléchit et construit des pantins animés par ordinateur jusqu’à aujourd’hui. Passera peut-être le bac bientôt.

Cie 36 du Mois
La Compagnie 36 DU MOIS poursuit le développement d’un langage théâtral presque parlé. Ses créations sont toutes des œuvres originales. Elles demandent la permanence du travail de recherche afin d’aboutir des écritures pluridisciplinaires et des modes originaux de diffusion (scénographies adaptées à tous types de lieux, équipements ou spectacles intégrant la rencontre avec le public, déclinaison des créations sous des formats mobiles, des formats courts ou d’exposition). "Le partage de nos savoir-faire et de nos outils fait partie de notre aventure artistique". 36 du mois est implantée à Fresnes depuis 2001, dans un vieux corps de ferme au centre ville, rénové au fur et à mesure. C’est le lieu de vie de la compagnie, où sont bureaux, caravanes et ateliers de construction, de costumes... En 2011, la salle de travail, adaptée à la pratique des arts du cirque, est isolée et rénovée pour s’ouvrir aux artistes qui souhaitent s’y entraîner, créer, répéter... 36 du mois propose différents types d’accompagnement : artistique, technique et de production.

Feedback sur l'expérience N.A.P.P.

1_Quels sont pour vous les enjeux des arts de la marionnette aujourd’hui?
L'un des enjeux des arts de la marionnette aujourd'hui est de rendre compte de la diversité des formes et des dialogues qui se nouent entre les arts du mouvement, les arts plastiques, visuels et les arts numériques. En effet là où les spectacles de marionnettes traditionnels ne mettaient en jeu qu’un seul type de marionnettes (ombres, marionnettes à fils, à tiges…), il n’est pas rare désormais que ceux de la scène contemporaine fassent coexister différentes techniques, et que celles-ci se mêlent à d’autres langages plastiques. Les arts de la marionnette sont cet espace où les relations entre les choses et les êtres, l’animé et l’inanimé, sont déplacées, réinterrogées. Ils dessinent ainsi un territoire pour la compréhension de notre monde et l’imagination de ses devenirs possibles.

2_En quoi les technologies numériques et plus largement les cultures numériques ont-elles influencé votre projet et son processus de création?
Animer des pantins avec des moteurs et programmer les mouvements a été mon chemin de découverte des arts de la marionnette. L’ordinateur est une des pièces du puzzle dès l’origine du projet. Entre bricole, bouts de ficelles, automate et robot la marionnette prend vie seule et devient un partenaire. Mais si la commande des mouvements est numérique l’intention porte sur la matière et le sens du geste.

3_Quelles ouvertures et enseignements tirez-vous de votre participation au projet N.A.P.P.?
L'inscription du spectacle "On était une fois" et de l'Orchestre des On au projet NAPP a permis une approche nouvelle quant à la rencontre du public. Les participants à l'atelier ont ainsi pu approcher les différentes techniques mécaniques et numériques utilisées dans le travail artistique défendu par la compagnie, dans un chemin pour démythifier l'utilisation des nouvelles technologies ! La rencontre avec les autres participants au projet a permis de rendre compte du croisement de différentes formes artistiques, la formation aux arts du cirque dans le cadre de la compagnie 36 du mois et de la compagnie Yokaï, par exemple. La spécificité des formes défendues par chacun visant à promouvoir un langage commun.

 

Autour d’une scène circulaire, une vingtaine de peluches assises sur un quart du gradin attendent un spectacle de "On" qui va (peut-être) commencer. Les trois-quarts restants du gradin accueillent le public "réel".

Les voix des peluches vont exprimer tout haut ce qu’un public pense habituellement tout bas.

Dans ce jeu de miroir prêtant à la réflexion et à l’auto-dérision, les spectateurs de chiffon, face à nous, font face au public et le questionnent sur sa posture. Le regard des unes (les peluches) sur les autres (les On) crée un espace imaginaire où les spectateurs humains, peuvent se reconnaître, s’identifier et rire de ce jeu de poupée russe.

Emmanuel Audibert est comédien, circassien, marionnettiste autodidacte, et bidouilleur inspiré. Lors du Festival 2015, dans Qui est Monsieur Lorem Ipsum ?, il explorait déjà l’animation de marionnettes assistées par ordinateur. 

Marionnettes automatisées

Les partenaires de N.A.P.P. ont accompagné la création de Monkeys, dernier spectacle d'Amit Drori. Amit Drori travaille au développement de procédés robotiques au service de la création de créatures à mi-hommes / mi-machines.

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