Diffusion

The Sky Above est la nouvelle création de Tin Grabnar, metteur en scène dont le travail combine des éléments de danse, d'improvisation, de marionnettes modernes, de magie, de performance et d'arts visuels.
Ces créations explorent un large éventail de pratiques artistiques numériques différentes. Avec the Sky Above, Tin Grabnar nous sensibilise aux causes et effets du changement climatique.

Marionnettiste, plasticienne et magicienne, Violaine Fimbel se situe au croisement de différents langages artistiques.

C’est dès la sortie de l’ESNAM, en octobre 2014, qu’elle choisit de créer sa compagnie, Yôkaï, qui va tourner son premier spectacle Volatil(e)s en Finlande, en Allemagne, au Brésil, au Japon et en Avignon. Le terme Yôkaï désigne un monstre japonais, mais il veut dire plus généralement phénomène surnaturel, ou encore tout ce qui n’est pas humain. Cette idée de phénomène et de questionnement de la frontière entre ce qui fait qu’on est humain ou créature a amené un lien évident avec l’approche artistique de la compagnie, et son lien singulier avec la marionnette et la magie. En découlera une autre proposition hybride, créée en 2017, Possession. Yôkaï décline son identité artistique à travers des univers visuels perturbants, des formes fantastiques, sortis de l’imaginaire de Violaine ou puisés dans les arts visuels (cinéma, peinture, sculpture, illustrations…) et la littérature. Désireuse de pousser encore plus loin son champ des possibles, Violaine vient d’achever sa dernière année de formation en Magie Nouvelle dispensée au CNAC, sous l’égide de Raphael Navarro et de Valentine Losseau, de la Cie 14:20, et prépare sa nouvelle création prévue pour septembre 2019: Gimme Shelter/Donne-moi un abri

Les premières représentations seront données au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières, et au Manège de Reims-Scène Nationale, où Violaine sera par ailleurs artiste compagnon pour les deux prochaines saisons. 
Accompagner Violaine Fimbel dans le cadre du projet N.A.P.P. correspond à la volonté du projet d'offrir de la visibilité au champ des possibles entre arts de la marionnette, arts numériques et arts numériques.

Feedback sur le projet N.A.P.P.

1_Quels sont pour vous les enjeux des arts de la marionnette aujourd’hui?
Un des enjeux majeurs pour la marionnette contemporaine est de savoir mobiliser toutes les opportunités des méthodes et technologies modernes en les hybridant avec la richesse du patrimoine disponible en savoir-faire cumulés depuis des décennies. Le public est maintenant coutumier de la fluidité cinématographique et de ses effets spéciaux toujours plus spectaculaires, le spectacle vivant doit renouveler les conditions de sa rencontre avec ce public, notamment dans la qualité de l’illusion (du mouvement notamment) et du trouble que celle-ci peut engendrer chez le spectateur.

2_En quoi les technologies numériques et plus largement les cultures numériques ont-elles influencé votre projet et son processus de création?
Les possibilités inédites ouvertes par la conception, la simulation et la réalisation d’objets et pièces en 3D à des coûts unitaires accessibles enrichit le travail d’exploration, de tests, d’expérimentation. Notre Compagnie prend intensément en compte ces opportunités sur l’ensemble de son processus de création et de réalisation.

3_Quelles ouvertures et enseignements tirez-vous de votre participation au projet N.A.P.P.?
Conçu comme un moment de partage de notre démarche et de nos réalisations (qui intègrent la marionnette et la magie nouvelle) avec des artistes venus de plusieurs pays, le workshop que nous avons animé en novembre 2019 sous l’égide du FMTM en partenariat avec le FABLAB de l’EiSINE a été très riche en interactions humaines et professionnelles. Nous avons pu aller jusqu’à la concrétisation d’éléments marionnettiques avec les scanners et imprimantes 3D du FABLAB, ce qui a facilité l’exploration de pistes et méthodes de travail nouvelles pour chacun-e des stagiaires.

Kalle Nio présente son solo The Green, terme argotique anglais pour désigner la scène, mais également la couleur verte, notamment utilisée pour les trucages de cinéma.

Dans un parc d’attractions abandonné, une personne erre dans un environnement hostile, habité d’étranges mascottes et d’animaux contaminés par une catastrophe écologique.

Dans le même temps, à l’intérieur d’un ancien transformateur électrique, un reclus volontaire tente de survivre.

Le spectateur, au coeur de ce dispositif immersif, assiste à des manifestations étranges, croise des présences singulières et doute en permanence de ce qu’il ressent, si ce qu’il a vu, entendu, est réel ou fantasmé. Il vit l’expérience de cette fable post-apocalyptique deux fois : depuis l’intérieur du transformateur, où il suit la personne recluse, et depuis l’extérieur, où il est témoin en même temps que l’autre personnage des phénomènes surnaturels qui jaillissent de toutes parts.

Gimme Shelter (Donne-moi un abri) est une oeuvre étrange et fascinante qui invite le public à déplacer son regard. 

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